Repenser le stockage est plus intéressant que réduire le prix du TB!
Même si la capacité de stockage, à prix constant, suit la loi de Moore définie pour les processeurs, le volume à stocker augmente de manière exponentielle. Et les coûts s’envolent… Chercher à réduire le prix du TB est réducteur. Mieux vaut définir une stratégie de stockage, ce qui suppose se projeter dans le futur.
«Trop souvent encore, la question se résume au rapport entre coût et capacité. C’est une vision réductrice du stockage. Plutôt que savoir combien coûte le TB, cherchez à reconsidérer votre stockage!»
Dany De Budt, Country Operations Manager Belux, HDS
Deux millions d’EUR d’économie en un an. Un résultat très concret engrangé par un acteur majeur des «utilities» en Belgique. Pour Dany De Budt, le plus dur ne fut pas d’atteindre ce montant, mais d’amener le client à reconsidérer son approche du stockage. «Entre le travail d’audit que nous faisons et la décision du client de prendre en considération le résultat de notre analyse quitte à changer fondamentalement sa façon de faire, il faut du temps. On touche à des processus, à une culture. Le premier réflexe, aujourd’hui encore, est de restreindre la discussion au coût du TB. C’est un moyen, pas une stratégie.»
Consolider, virtualiser, dédupliquer… Trois pistes parmi d’autres. Préalablement, il s’agira d’aider les organisations à évaluer leur infrastructure de stockage, leur efficacité opérationnelle et les zones à risque. Cette démarche est aujourd’hui rassemblée dans le Storage Economics Strategy Service, un service indépendant de HDS reposant sur une méthodologie et des outils pour comprendre et évaluer les besoins de stockage d’un point de vue économique. Objectif: identifier les moyens de réduire les frais d'exploitation de l’infrastructure de stockage.
Une enquête réalisée par HDS révèle que près de deux tiers des responsables informatiques (62%) ont besoin d’aide pour gérer les coûts opérationnels liés à leur infrastructure de stockage. «Dans le contexte économique actuel, on ne peut plus se contenter d’acheter des TB. La capacité n’est pas la réponse à tous les maux, loin de là. Mieux vaut s’attacher aux fondamentaux: se concentrer sur le rendement de l’investissement et la capacité de rentabilité.»
Ce constat suppose avoir une vision, et donc pouvoir se projeter dans le futur. En clair, voir à trois ans -une échéance qui peut sembler lointaine pour les gestionnaires du stockage… A la clé, pourtant, des économies de 20 à 30% hors l’érosion naturelle des prix. «La première étape est un processus d'enquête préalable permettant de déterminer les actifs de stockage. Ensuite, nous évaluons les besoins commerciaux et techniques. Puis, sur cette base, nous fournissons un format logique pour la solution proposée ainsi qu'un modèle et un exposé des motifs économiques.»
Concrètement, HDS propose de découvrir, quantifier et motiver les investissements en infrastructures de stockage et profiter d'avantages économiques ou de rendements sur capital investi suite à la réduction de l'encombrement et de la consommation d'énergie. Ce service comprend des conclusions documentées d'évaluations d'enquêtes préalables, des options de topologies de conception de stockage à venir ainsi que des données métrologiques de prévision de la consommation d'énergie pour chaque option de conception avec recommandations et lignes directrices.
«L’achat de capacité, qui a longtemps caractérisé le stockage, est purement tactique. On s’en est contenté parce que les prix diminuaient… Aujourd’hui, on se rend compte qu’il faut trouver d’autres pistes, quitte à repenser sa façon de faire. Aussi, le moment idéal pour faire appel au Storage Economics Strategy Service se situe avant les initiatives, comme par exemple les opérations de consolidation du stockage et de continuité d'activité, lorsqu’on a besoin de démontrer l'impact commercial et de fournir des motifs économiques à la direction générale.»
Pour Dany De Budt, de nombreuses entreprises possédant de vastes infrastructures informatiques se préparent à affronter des difficultés au niveau de leur environnement de stockage. En effet, les pressions financières dues à un contexte économique incertain sont exacerbées par un renforcement des exigences: stockage de données non structurées, conformité ou mise en œuvre de solutions résilientes de continuité d’activité. Les services informatiques doivent répondre à davantage de demandes avec moins de ressources, un défi de taille.
«En outre, de plus en plus de personnes sont impliquées dans le processus de prise de décision et de nouveaux indicateurs sont pris en compte pour justifier les dépenses, bien au-delà du modèle unidimensionnel du retour sur investissement. Il s’agit donc, prioritairement, d’identifier les coûts réels; mieux comprendre comment d’autres catégories de coûts en dehors des dépenses d’investissement influencent la rentabilité. Ce qui implique un dialogue entre le directeur financier, le responsable des systèmes d’information et le directeur informatique. Au final, l’évolution consiste à privilégier le qualitatif sur le quantitatif pour mieux exploiter les ressources existantes.»
Lorsqu’on évalue le coût du cycle de vie pour une solution de stockage haut de gamme, les aspects architecturaux, opérationnels et environnementaux constituent en général des facteurs plus importants que l’investissement initial, confirme IDC.
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